Mairie de Vars
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Histoire de la ville

Blason de la Commune

1ère partie

Lorsque VARS s'appelait VARICIUS, c'était un grand domaine agricole avec champs, batiments d'habitaions et dépendances, exploités soit par le propriétaire, soit par les serfs. C'était l'époque Gallo-romaine. A Chebrac, qui pendant longtemps se trouvait la juridiction de VARS, on a trouvé le fameux "Dépôt de Chebrac" (une vingtaine de haches de bronze vieilles de plus de trois mille ans. Plusieurs se trouvent dans les musées). De nos jours, il y a des restes des "Voies Romaines" une du nord de la France vers Périgueux et Rome, passe notre Commune à Beauregard, chez Rousseau et Couziers. Une autre forme la limite entre VARS et MONTIGNAC. Probablement le premier document qui parle de Vars date du sixième siècle où la ville est décrite comme le chef lieu d'une paroisse, et en l'an 1110, le pape Pascal II publie une bulle dans laquelle VARS est mentionnée. En 1101, l'évêque Gérard commençait la construction de la Maladrerie destinée à recevoir les lépreux. Elle était située au bord du ruisseau qui sépare VARS et MONTIGNAC. Le ruisseau qui part de Vaillat cours toujours, pour sa part, la Maladrerie a disparu. En 1025, l'Evêque d'Angoulême fait bâtir plusieurs moulins à eau qui tournèrent jusqu'à la guerre de Cent Ans. L'Eglise est citée dès 1030. A cette époque, elle faisait partie des biens de l'Evéché d'Angoulême. Elle fut reconstruite au XII ème siècle, abimée à la Guerre de Cent Ans. On la réparera au XV ème et au XVIII ème siècle. Au XVI ème siècle, le chateau primitif fut remplacé par une construction plus élégante dans le style Renaissance. De l'ancienne forteresse, il reste une tour qui servait de prison à l'époque où VARS était le chef lieu de Canton. Un hopital fut fondé en 1776 par Monseigneur de Broglie. Cet hopital, après avoir été l'école abrite aujourd'hui le Centre Social et Culturel de la Boixe. Le blason de VARS (en photo ci-dessus) est encore visible aujourd'hui dans la voûte de l'église et sur la porte de l'ancien hopital. A voir sur la rive gauche de la Charente : - Eglise du XIIe siècle - Restes d'un château des évêques d'Angoulême. Château de Vars fin XVe et XVIIe siècles. Le castel fut maintes fois démolis dans ces temps de guerre. François de Péricard (1646-1689) reconstruisit le château qui devint la résidence d'été des évèques d'Angoulême. Le corps de logis est accolé à l'église. Porte à fronton curviligne sur le pavillon ajouré de grabndes fenêtres ornées de grosses moulures chanfreinées accosté en N. d'une tour ronde percée de meutrières. - Logis de Scée XVe s. Ruiné, relevant de la seigneurie de Montignac. - Logis de Servolle, XVe s., disparu

2ème partie

Pendant des siècles, l'Ouest de la France fut une province d'Angleterre -plus exactement une province d'Anjou - parce que le grand roi " anglais " Richard Cœur de Lion ne parlait même pas l'anglais et ne passa que quelques semaines de sa vie en Angleterre. Anglais ou non, son jeune frère, Jean sans Terre, traversa souvent notre commune car c'est à Montignac que commença son aventure avec Isabelle d'Angoulême. Les Anglais, les vrais cette fois, revinrent à Vars en 1421, et pendant trois ans ils occupèrent le château, jusqu'à ce que les troupes de Charles VI le reprirent pour le raser aussitôt. - En labourant son pré vers le Peu Saint Jean, un cultivateur fit la découverte, en 1541, d'un tombeau en pierre taillée. A l'intérieur se trouvait un coffre de plomb contenant " le corps d'un homme , ou " ajoutait le chroniqueur " que je mente, d'une femme " qui se désintégra au contact de l'air. Dès le lendemain, le bruit courut que le sépulcre de Saint Jacques n'était point à Compostelle, mais ici à Vars. Les pèlerins commençaient à arriver tellement nombreux que l'évêque d'Angoulême envoya des milices pour détruire le caveau et interdire les pèlerins de faire adoration sur le site. Il fallut de nombreuses arrestations et mises en prison par le sergent de Vars avant que les pèlerins fussent persuadés de continuer leur chemin vers Compostelle -. - Le gibet de Vars servait si rarement qu'il avait le temps de pourrir d'une exécution à l'autre. En 1544, on le refit. Il fut placé au milieu des vignes sur le Puy Bugeot. Plusieurs années plus tard, une jeune femme convaincue d'infanticide fut exécutée. Mais on craignait que l'assistance abîme les vignes et la potence fut dressée sur la place de Vars, maintenant, Place du Pilory -. - Le jour de la Foire de Vars 1547, des gens armés arrivèrent pour manifester contre la gabelle. Pour les empêcher de piller le village, le receveur de l'évêque leur donna un tonneau de vin, et, ils partirent vers Angoulême. Les portes de la ville étaient fermées. Ils eurent la bonne idée de retourner à VARS. Maintenant, ils étaient douze à treize mille hommes et il fallut cette fois cinq tonneaux pour les satisfaire. Quelques jours plus tard, ils firent une seconde tentative contre Angoulême, également sans succès, mais de retour encore une fois à Vars, ils rompirent les ponts, rasèrent plusieurs maisons et se logèrent de force chez l'évêque. Finalement, les soldats arrivèrent d'Angoulême pour rétablir l'ordre, tout en faisant plus de dégâts que les mutins. Le connétable de Montmorency fit briser les cloches de l'église pour punir les habitants de leur révolte, malgré le fait que les mutins fussent venus d'ailleurs. Les pauvres varsois durent certainement rêver du bon vieux temps où les anglais étaient dans le château -. - En 1581 Sieur Ecquechave signa un contrat pour neuf ans qui l'autorisait à faire traverser la Charente au lieu-dit " Le Pourtault ". Il avait l'obligation de fournir " une gabare suffisante pour passer et repasser une charrette chargée de bœufs, et de passer les tenanciers qui enverraient leur blé au Moulin de Vars ". Pendant huit ans le Sieur Ecquechave ne fut pas payé pour ses services. Finalement, il présenta ses factures au Duc d'Eperon pour être transmises au Trésor Royal à Paris. Malheureusement, le Duc avait déjà eu des ennuis en présentant des fausses factures au roi Henri IV pour la construction des fortifications du château d'Angoulême. Il est donc probable que le Sieur Ecquechave ne fut jamais payé -.

Pour plus de précisions sur ces épisodes de l'histoire de Vars, vous pouvez consulter les documents à la médiathèque municipale, rue de la gare.